Le Château Villerambert-Julien, qui tire son nom d’origine du latin Villa Ramberti, est effectivement installé sur un site très ancien, entouré de dolmens et de menhirs, à toute proximité de la Via Domitia, ayant révélé, lors des premiers labours profonds, des amphores et de la vaisselle Gallo Romaine.
Toutefois, il faut remonter jusqu’en 1231 pour retrouver les traces écrites d’un vignoble à Villerambert sous la férule de Pierre Vidal de Villerambert, seigneur du lieu.
Le Château, dans sa forme définitive, fut construit au XVIème siècle par la famille Balby de Vernon qui reste propriétaire jusqu’en 1858, date à laquelle la famille JULIEN, dont les origines remontent au XVIème siècle dans la région de Minerve, racheta le Château.
C’est donc la cinquième génération depuis la reprise du Château qui est à la tête du domaine en la personne de Michel JULIEN. En amont, on trouve Etienne, qui fut à l’origine de l’acquisition, puis Marcel, Georges, son épouse Anne Marie, qui prit la tête de l’exploitation à la mort de son mari, puis Marcel leur fils, toujours actif, qui donna dans les années 50 les bases du futur grand vignoble.
Marcel JULIEN fut le premier acteur de la renaissance qualitative du domaine, aidé dans cette tâche par son épouse Lucette qui écrivit les premières pages de l’aventure commerciale des Languedoc en bouteilles sur la scène nationale et internationale.
Depuis 1989, et en prolongement de l’œuvre de son père, Michel donne plus d’ampleur encore au processus qualitatif pour donner au Château son aura nationale et internationale.
Les cépages : Du fait de la position géographique – altitude relativement élevée (246 mètres) – de la position légèrement ouest et d’un recul par rapport à la langue de chaleur apportée par le lit de la rivière Aude, le terroir de Villerambert bénéficie d’une fraîcheur de nuits supérieure à la moyenne et d’un cumul thermique annuel moins important que le reste du terroir.
Ces deux phénomènes induisent une stratégie d’encépagement spécifique et des comportements de vins bien particuliers, dans une région parfois défavorisée par trop de chaleur.
En effet, autant les Syrahs et les Grenaches, chacun dans leur écosystème, prouvent leur parfaite adaptation au terroir en apportant à la fois de belles maturités et de belles acidités, autant le Carignan a trouvé ici ses limites par manque de maturation.
Il a donc été remplacé avantageusement par la Syrah et par des cépages blancs, tels que la Marsanne, la Roussanne et le Viognier, qui font du Château Villerambert-Julien Blanc un vin tout à fait atypique.
A ce jour, le Mourvèdre, ce cépage aux potentialités extraordinaires, est en phase expérimentale sur les argiles les plus chaudes du domaine avec déjà des résultats des plus encourageants
La viticulture : Pour ce qui est de la culture, toute la philosophie est tournée vers l’alchimie entre le terroir et le raisin.
La vinification : Les vinifications obéissent, à la fois, à la rigueur, mais aussi à l’écoute des cuves, où l’on se refuse de rentrer dans des dogmes en restant ouvert à toutes les possibilités, selon ce que la nature a fait du raisin au moment où on le coupe. Cuves monocépages ou cuves en assemblage. Remontages ou délestages. Cuvaisons longues à très longues, etc... Tout, dans la vinification et aussi l’élevage, doit concourir à élaborer le compromis idéal selon Michel JULIEN, réunissant la couleur, la puissance, la longueur, la finesse et l’élégance ainsi que l’exotisme du bouquet et des arômes.
L’Opéra de Villerambert-Julien, à base de Syrah, Grenache et Mourvèdre, vendangés très mûrs, vinifiés et élevés sans barrique offre à la fois puissance et souplesse...
La Syrah de Villerambert-Julien, issue du seul cépage Syrah, provient de vignes à petits rendements installées sur des argilo-calcaires, son terroir de prédilection...
Le Château Villerambert-Julien Rouge s’impose comme un vin emblématique du Languedoc. Il tire toute sa noblesse des Syrah sur argilo-calcaires et des Grenache sur schistes...